|
|
|||||
|
[1564]
|
DE LA VILLE DE PARIS.
|
437
|
|||
|
|
|||||
|
DCXXXV1I. — [Assemblée pour porter les armes à feu
AU CHASTEAU DE LA BASTILLE, DU COMMANDEMENT DU MARESCHAL DE MONTMORENCY.]
16 juillet 1564. (Z'1' 03, fol. 44 r°, 45 r°.)
|
|||||
|
|
|||||
|
Du dimenche, xvi" Juillet mil vc lxiiii.
En l'Assemblée, le jour d'huy, faicte en l'Hostel de la ville de Paris de Messieurs les Prevost des Marchans, Eschevins et Conseillers de lad. Ville, pour adviser sur le commandement faict par monseigneur le mareschal de Montmorency, Gouverneur et Lieutenant general pour Ie Roy en ceste Ville, de faire promptement [porter] les armes à feu estans cn l'Hostel de lad. Ville au chasteau de la Bastille, suivant le voulloir du Roy, a esté conclud et arresté que, obtempérant aud. commandement, lesd, armes seront portées aud. lieu et chasteau de la Bastille, suivant et jouxte le voulloir du Roy porté par certain roolle en parchemin, envoyé aux Quarteniers de lad. Ville cy devant, el signé des bourgeois et habitans dc lad. Ville.
Le SEIGNEUR DE MONTMORENCY,
mareschal de france et gouverneur,
Lieutenant general pour le Roy en ceste ville de Paris
et pays de l'Isle de France.
"Nous, en ensuivant le vouloir et intention du
|
Roy qu'il luy a pleu nous faire entendre, commandons et tres expressement enjoignons aux Prevost des Marchans ct Eschevins de ceste Ville qu'ilz ayent à tirer et faire transporter au chasteau de la Bastille et mectre es mains de capitaine Belloy C, lieutenant en Iad. place, toutes et chacunes les harquebuzes, pistolles et pistolletz apartenans aux particulliers de ceste Ville, lesquelles armes y ont esté par cy devant portées par ordonnance dud. Sr, pour d'icelles estant aud. chasteau de la Bastille et en faire par led. Belloy bonne et sure garde, tant et si longuement qu'il plaira à Sad. Majesté, dont neantmoings il sera faict inventaire qu'il signera, et demourera par devers lesd. Prevost des Marchans et Eschevins, pour, selon icelluy, representer icelles armes, quant ordonné luy sera. En tesmoing de ce nous avons signé et faict cacheter ceste presente ordonnance aud. Paris, le xvii" jour de Juillet mil vc lxiiii. n
Signé : de Montmorency. Par mond, seigneur : Le Bel.
Et cachetée, par led. Le Bel apportée, led. jour, au Bureau.
|
||||
|
|
|||||
|
DCXXXVI1I. — Grande pluye au moys de Juillet.
16 juillet 1564. (H 178/1, fol. 246 v°.)
|
|||||
|
|
|||||
|
En ce mois de Juillet mil vc lxiiii, il y a eu si grande abondance de pluye qu'on ne povoit cueillir les bledz'2), et est crue la riviere aussi grosse que en y ver; et affin qu'il pleust à Dieu nous envoier beau temps, fut faicte procession generalle, le dimanche seiziesme Juillet, et le xxie jour de Juillet, furent expédiez mandemens à Messieurs les Conseillers et
|
Quarteniers de lad. Ville, pour appellez deux bourgeois de chacune Dizaine, pour acompaigner Messieurs à aller à Ia procession generale, dimanche, pour de l'Eglise de Paris à madame saincte Geneviefve, où sera portée la chasse de lad. dame en la maniere acoustumée.
|
||||
|
|
|||||
|
Paris». Du reste, cette opinion était assez généralement accréditée; dans une lettre du 8 mai i564 adressée à l'empereur Ferdinand, le cardinal de Granvelle, à propos d'une collision sanglante à Paris entre les catholiques et les huguenots, disait que le maréchal do Montmorency avait «donné assistance à la partie la plus foible qui estoit les-huguenotz, ausquelz l'on le tient plus affectionné, eu faveur des Chastillons, ses oncles, qu'il ne conviendroit». (Weiss, Papiers d'Etat du cardinal de Granvelle, t. VII, p. 612.)
O Antoine de Belloy, capitaine des châteaux de Vincennes el de la Bastille. (Cf. Lalanne, OEuvres de Brantome, t. III, p. 291.) '2) Claude Haton, dans ses Mémoires, t. I, p. 390, parle en ces termes des intempéries qui marquèrent l'été de i564 : "Ceste presente année, dit-il, fut assez fertile..., combien que l'esté, comme aussi avoit esté le printemps, fust assez pluvieux et trop plus qu'il n'estoit necessaire pour faire la moisson, laquelle fut fort malaisée pour les pluyes trop frequentes qu'il faisoit chacun jour. Et ne peut-on faire si bonne diligence en Brie ni en Champaigne qu'il n'y eust beaucoup de grains germez aux champs, qui fut cause que plusieurs personnes mangèrent de pauvre pain toute l'année.»
|
|||||
|
|
|||||